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Culture et traditions

Costumes typiques du Guatemala

Les vĂŞtements traditionnels du Guatemala se distinguent par ĂŞtre les plus colorĂ©s de toute l’AmĂ©rique. Les traditions entourant les vĂŞtements typiques du peuple guatĂ©maltèque sont fortement influencĂ©es par son histoire. Nous prĂ©sentons ici les principaux costumes et dessins.

Ci-dessous, vous avez un index avec tous les points que nous allons traiter dans cet article.

DĂ©partements d’Alta et de Baja Verapaz

Au sein du dĂ©partement d’Alta Verapaz, la zone de Cobán se distingue, dans laquelle les huipiles utilisĂ©s par les femmes diffèrent de ceux des autres dĂ©partements car ils sont plus courts et sont fabriquĂ©s dans un tissu plus dĂ©licat. Ils sont connus sous le nom de kembilz ou pikbil.

Le huipil est ornĂ© de figures variĂ©es, dont la couverture de tabac. Il reprĂ©sente la beautĂ©, la puretĂ© et, finalement, la sage des femmes Ă  travers des dessins reprĂ©sentatifs de la nature et une coupe qui symbolise le ciel, l’obscuritĂ© et les quatre points carinaux.

Le huipil est accompagnĂ© d’une jupe large ou d’une coupe traditionnelle gĂ©nĂ©ralement bleu foncĂ©, grâce Ă  laquelle une combinaison qui attire l’attention est obtenue par le contraste entre les couleurs et la texture de la jupe et du huipil.

Sous la jupe, il est courant pour la femme vue avec un jupon (sous-vĂŞtement fĂ©minin) vert, bien qu’il y ait aussi du blanc ou du rouge, dĂ©corĂ© de larges ou petites rayures. Les femmes mariĂ©es utilisent une coiffe en laine appelĂ©e tupui ou tupuy, qui symbolise le serpent de corail, considĂ©rĂ© comme le messager des dieux.

Dessins représentatifs de la nature en costumes traditionnels du Guatemala

De plus, les femmes autochtones de cette rĂ©gion du Guatemala portent des colliers et des bagues en argent appelĂ©s chacals, qui sont un symbole de richesse, donc la femme qui le porte le fait avec une grande fiertĂ©. Les bagues sont dĂ©corĂ©es de petits oiseaux, de sphères, d’animaux sauvages… et les colliers sont gĂ©nĂ©ralement faits de vieilles pièces de monnaie et se terminent par une croix appelĂ©e cuansh.

En revanche, Ă  Baja Verapaz, les ceintures que les femmes utilisent pendant les vacances ressortent, ornĂ©es de motifs en zigzag. Au jour le jour, c’est l’une des rares communautĂ©s guatĂ©maltèques oĂą les femmes n’utilisent pas de ceinture pour retenir la coupe, mais les extrĂ©mitĂ©s se tordent et pĂ©nètrent Ă  l’intĂ©rieur. Le huipil dans ce cas est une toile simple, avec un col rond et sans ouverture pour la tĂŞte.

DĂ©partement de Chimaltenango

Pendant la fĂŞte patronale de ce dĂ©partement, il est particulièrement frĂ©quent de voir que les femmes Chimalteca ont tendance Ă  s’habiller avec un huipil caractĂ©risĂ© par leur large rayures rouges pour encadrer les Ă©paules. Ce sont des rayures de motifs gĂ©omĂ©triques alternĂ©es avec des dessins d’animaux et des sections de lignes multicolores.

Bien qu’aujourd’hui l’utilisation du costume traditionnel soit en train de disparaĂ®tre et ne soit gĂ©nĂ©ralement observĂ©e que chez les personnes âgĂ©es, nous Ă©numĂ©rons ci-dessous les caractĂ©ristiques de celui-ci pour les hommes et les femmes:

  • Le huipil des femmes Chimaltec se distingue Ă©galement par son dĂ©colletĂ© en V ou son encolure carrĂ©e en velours noir sur les bords. La jupe, d’autre part, comprend Ă©galement de nombreuses couleurs et est gĂ©nĂ©ralement très longue, c’est pourquoi elle est gĂ©nĂ©ralement enroulĂ©e autour de la taille. Ils sont dĂ©tenus avec une ceinture rouge.
  • Quant aux hommes, ils portent gĂ©nĂ©ralement des vĂŞtements plus simples. Il s’agit gĂ©nĂ©ralement d’une combinaison d’un pantalon et d’une chemise blancs, d’une veste bleue ou noire et d’une genouillère blanche ou noire qui pend Ă  la taille au moyen d’une ceinture rouge.

Le costume des nouvelles gĂ©nĂ©rations est le rĂ©sultat d’une combinaison de tissus et d’une multitude de couleurs. C’est la raison pour laquelle il est habituel de voir des femmes chimaltèques vĂŞtues de jupes faites de tissus plissĂ©s typiques Ă  hauteur de genou. Au lieu d’utiliser le huipil, la chose la plus courante de nos jours est de porter une blouse colorĂ©e, gĂ©nĂ©ralement ornĂ©e de diffĂ©rentes dentelles ou broderies.

Gravures typiques de Chimaltenango

Dans la municipalitĂ© de San Juan de Comalapa, le soi-disant trop cher C’est la robe la plus traditionnelle, car c’est le vĂŞtement qui est portĂ© lors des cĂ©rĂ©monies. Celui-ci se distingue par ĂŞtre divisĂ© en les parties suivantes:

  • Creya: rouge, il est Ă  hauteur d’Ă©paule et en lui alternent divers motifs (gĂ©omĂ©triques, animaux…).
  • Bande supĂ©rieure: dans ses figures d’aigles sont reconnues, un symbole du caractère dualiste de la vision du monde chimaltèque.
  • Bande infĂ©rieure: comprend un fĂ©lin, animal associĂ© aux enfers.

Si ces trois parties sont observées dans leur intégralité, on apprécie trois dessins associés aux trois strates du cosmos selon la culture de ce département: le ciel, le monde souterrain et la terre. Le fond bleu à rayures blanches représente le ciel (couleur bleue) ainsi que la pureté des terres comalapenses (couleur blanche).

DĂ©partement de Huehuetenango

Huehuetenango est un département guatémaltèque situé dans la région nord-ouest du pays. De cette zone, les costumes des municipalités de San Rafael Petzal et ceux de San Ildefonso Ixtahuacán se distinguent, dont les coupes sont presque identiques.

Dans le cas d’Ixtahuacán, les femmes s’habillent gĂ©nĂ©ralement avec un huipil, comme dans le reste des dĂ©partements guatĂ©maltèques. Ici, le huipil se caractĂ©rise par l’inclusion de broderies en soie et son large col carrĂ©. Bien sĂ»r, les dessins gĂ©omĂ©triques caractĂ©ristiques et les rayures de couleurs variĂ©es ne manquent pas.

Le processus de fabrication de ces huipiles est long et nécessite beaucoup de dévouement de la part des tisserands. Ainsi, les toiles sont tissées en métier à tisser bâton et sont réunies par de petites bandes de couleurs. Les coupes tubulaires sont également tissées métier à tisser, qui se caractérise par les éléments suivants:

  • C’est un instrument utilisĂ© pour fabriquer des tissus mayas traditionnels.
  • Il se compose de quatre bâtons ou plus maintenus par des fils.
Femme tissant sur des bâtons à tisser (Guatemala)
  • Lors du tricot, il est nĂ©cessaire d’attacher une extrĂ©mitĂ© Ă  un poteau, une colonne ou mĂŞme un arbre avec une corde, tandis que l’autre est attachĂ© Ă  la taille du tisserand.
  • Le fait d’ĂŞtre attachĂ© Ă  la taille du tisserand est parce que cela peut se tendre ou desserrer le mĂ©tier Ă  tisser.
  • La plus grande difficultĂ© est que les pièces rĂ©sultantes ont toujours une certaine largeur, vous devez donc utiliser plusieurs pièces jointes pour donner la taille souhaitĂ©e.
  • Cette façon de coudre permet au tisserand de crĂ©er un motif totalement ouvert Ă  son imagination, afin que le vĂŞtement obtenu puisse donner des indices sur son origine rĂ©gionale, sa position sociale, etc.

Actuellement, la plupart des communautĂ©s indigènes du Guatemala continuent d’utiliser le mĂ©tier Ă  tisser pour fabriquer leurs vĂŞtements.

DĂ©partement de Quetzaltenango

Le dĂ©partement de Quetzaltenango est la deuxième plus grande capitale du Guatemala. Connu comme Xela ou Xelaju, est cĂ©lèbre entre autres pour sa chanson « Luna de Xelajú » et « Ferrocarril de los Altos », de Domingo Betancurt (musicien d’origine guatĂ©maltèque).

L’un des vĂŞtements les plus caractĂ©ristiques de ce dĂ©partement est le huipil, un vĂŞtement utilisĂ© par les femmes, composĂ© des couleurs traditionnelles du dĂ©partement, Ă  savoir le rouge, le jaune et le violet. Il contient gĂ©nĂ©ralement des dessins d’oiseaux, de fleurs, d’Ă©toiles, etc. Ils sont gĂ©nĂ©ralement fabriquĂ©s avec trois toiles rĂ©alisĂ©es sur un mĂ©tier Ă  tisser. Le col du huipil se caractĂ©rise par son imprimĂ©s floraux et animaux diverse.

Impressions d'oiseaux typiques du huipil guatémaltèque

En revanche, la femme s’habille gĂ©nĂ©ralement avec une coupe ou une jupe froncĂ©e Ă  la taille. Il s’agit d’une ceinture Ă©troite, en laine naturelle noire et blanche. Ils portent Ă©galement gĂ©nĂ©ralement un perraje (couverture fine en coton ou en soie) composĂ© de plusieurs couleurs intenses dans lesquelles alternent des fils marbrĂ©s dont le design rappelle les pointes des flèches ou des plumes.

Dans les temps anciens, le costume typique de ce dĂ©partement Ă©tait celui de municipalitĂ© d’El Palmar. C’Ă©tait un costume d’origine Momosteco et une apparence humble pour les hommes et les femmes. Dans le cas de l’homme, il se caractĂ©risait par le port d’un chapeau rond noir. Ils portaient Ă©galement une chemise blanche Ă  manches longues et une bande rouge nouĂ©e Ă  la taille qui leur faisait le rĂ´le de ceinture pour tenir leur pantalon.

Département de Sacatepéquez

Au sein du dĂ©partement de SacatepĂ©quez, la municipalitĂ© de San Antonio Aguas Calientes se distingue, situĂ©e très près de la ville d’Antigua Guatemala. Cette communautĂ© est cĂ©lèbre pour la haute qualitĂ© de ses tissus, oĂą les huipiles sont facilement identifiables.

Suchiteco huipil se caractĂ©rise par le fait que son design peut ĂŞtre vu que le vĂŞtement soit Ă  droite ou Ă  l’envers. Son design en brocart a traversĂ© plusieurs phases depuis ses origines. Ainsi, alors qu’autrefois il s’agissait de dessins gĂ©omĂ©triques, ceux qui se fondent sur les fleurs et les animaux (en particulier les oiseaux) se distinguent actuellement.

Au bas, les femmes utilisent une coupe, c’est-Ă -dire un morceau plat de tissu marbrĂ© qui est fabriquĂ© manuellement sur un mĂ©tier debout et qui fait office de jupe. Il est enroulĂ© autour de la taille et y est attachĂ© par une ceinture gĂ©nĂ©ralement rouge.

Souligne Ă©galement Santo Domingo Xenacoj, une population fondĂ©e par les groupes indigènes de SacatepĂ©quez avant la conquĂŞte. Lors de leurs festivitĂ©s populaires, qui ont lieu dĂ©but aoĂ»t, les femmes confectionnent le costume traditionnel de cette fĂŞte avec du coton. Il se compose d’un huipil de broderie rouge très lumineux et d’une coupe bleue ou noire avec des lignes verticales.

Costume typique de Sacatepéquez

Département de Sololá

Sololá est un dĂ©partement situĂ© Ă  2 100 m d’altitude, d’oĂą vous pourrez admirer une vue magnifique sur l’un des principaux lacs d’AmĂ©rique centrale: le lac Atitlan. Dans cette rĂ©gion du Guatemala, le costume traditionnel des hommes et des femmes est Ă  usage quotidien.

Ainsi, l’homme porte gĂ©nĂ©ralement une chemise et la femme avec le cĂ©lèbre huipil. Les deux ont des conceptions très similaires, qui ne manquent jamais de manches. Le pantalon est confectionnĂ© dans des mĂ©tiers Ă  tisser avec le mĂŞme matĂ©riau textile que la partie supĂ©rieure.

L’homme utilise un vĂŞtement rectangulaire très caractĂ©ristique appelĂ© genouillère, qui est enroulĂ© autour de la taille et attachĂ© par une ceinture. Il est Ă©galement courant de porter un sac. C’est un type de sac caractĂ©ristique des chasseurs, des soldats et des piĂ©tons qui est gĂ©nĂ©ralement accrochĂ© au dos. Il est utilisĂ© pour transporter des fournitures, transporter des vĂŞtements…

Le sac à dos guatémaltèque en souvenir

Pour sa part, il est courant pour les femmes d’utiliser une coupe enroulĂ©e autour de la taille. Sur la tĂŞte, ils portent gĂ©nĂ©ralement une tzute de cuyuscate ou ixcaco, type de coton dont la couleur naturelle est brun marron. C’est un type de tissu cousu Ă  la main par des femmes, une coutume qui vient de leurs ancĂŞtres mayas.

Il cuyuscate ou ixcaco C’est un type de coton naturel dont la production est originaire du Guatemala. Il est utilisĂ© depuis avant 1950 pour l’utilisation de gĂĽipiles notamment. Comme mentionnĂ© ci-dessus, il est habituel de l’utiliser comme vĂŞtement fĂ©minin pour couvrir la tĂŞte, mais il est Ă©galement utilisĂ© pour, par exemple, couvrir des aliments. On les retrouve dans ce rayon de vente aux touristes.

Département de Totonicapán

Dans ce dĂ©partement du Guatemala, une grande partie de la population locale se consacre Ă  la production de tissus fabriquĂ©s Ă  partir de mĂ©tiers Ă  tisser. Sa production ne couvre pas seulement le marchĂ© local, mais elle est importĂ©e dans d’autres villes du territoire national.

L’un des vĂŞtements les plus utilisĂ©s de ce dĂ©partement s’appelle huipil ou gĂĽipil, qui consiste en une large chemise ou tunique en coton dĂ©corĂ©e de broderies typiques. Il s’agit d’un vĂŞtement portĂ© quotidiennement par des femmes appartenant aux diffĂ©rentes communautĂ©s autochtones du Guatemala, en particulier pour les cĂ©rĂ©monies.

Femme avec un costume typique Ă  Momostenango

La femme utilise une sĂ©rie de rubans de soie dans ses cheveux, qui sont tissĂ©s en petits mĂ©tiers Ă  tisser au moyen d’une technique de rembourrage qui vous permet d’apprĂ©cier soigneusement les motifs des deux cĂ´tĂ©s du tissu.

Les diffĂ©rents fils marbrĂ©s sont gĂ©nĂ©ralement teints avec la technique de nouage ou ikat ou ikkat. Cette technique est utilisĂ©e pour fabriquer les cĂ©lèbres motifs que l’on peut voir dans les costumes typiques du Guatemala. Sa principale caractĂ©ristique est la teinture des motifs au moyen de liens qui sont rĂ©alisĂ©s sur les brins avant la fabrication du tissu.

Souligne le costume des frères de la Foire de l’employeur de Totonicapán, qui se dĂ©roule du 24 au 29 septembre en l’honneur de San Miguel de Arcángel. C’est un costume de cĂ©rĂ©monie dans lequel vous pouvez voir une forte influence espagnole, Ă©tant donnĂ© ses ornements en argent et ses broderies avec des motifs floraux en soie. Les foulards en soie violette se distinguent, qui appartiennent Ă  chaque confrĂ©rie et dĂ©notent le rang Ă©levĂ© de ceux qui les utilisent.

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